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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 11:24

La Grande et la petite manoeuvre d'Arthur Adamov par l'Emballage Théâtre en 1983. Source photo : Bricage.

 

Emballage Théâtre : le rapport au texte...

 

<< Le théâtre de l'Emballage Théâtre ne réside pas uniquement dans le dispositif scénique et la chorégraphie de l'action. Les textes sont au coeur des spectacles, même s'ils sont traités de façon inhabituelle. En effet, au-delà du texte, les mises en scène de l'Emballage traduisent une volonté de représenter, de démontrer scéniquement - je cite Eric Da Silva - "le rapport au corps des choses". Aussi , en rupture avec une certaine forme de théâtre "intellectualiste" de type brechtien, il s'agit de faire en sorte que le texte nous passe sur le corps" en remontant "des pieds à la tête" : c'est-à-dire de parvenir à "télescoper le corps du texte avec le corps théâtral". Ainsi, le texte qui remonte à la bouche des acteurs a déjà une histoire (celle du cycle de l'emballage), qu'il vient expliciter, dont il donne un témoignage ultime comme dans un expiration.

 

L'idée est de sortir d'un "rapport platonique" avec la scène pour créer un rapport presque organique tel que l'effort corporel, l'engagement physique soient le témoignage tangible auprès du public de l'histoire représentée, du sujet traité : par exemple, la guerre, celle de Tombeau ou de Troïlus et Cressida. Il ne s'agit plus de présenter une guerre froide, verbale, mais de montrer un e guerre chaude, active : de montrer par tous les moyens autres que la guerre réelle, c'est-à-dire par des moyens strictement spectaculaires, l'impact de cette violence, comme le dernier degré d'un effet de souffle. C'est ici qu'intervient l'effet multiplicateur des "emballages" qui viennent dégager, de manière forcenée, le sens de la réalité enfouie dans les mots. Cependant, à ce jeu, les "emballages" font également prendre à la réalité représentée des aspects surréalistes qui donnent souvent une tonalité comique ou un caractère absurde à des sujets tragiques. >> 

 

Philippe Prunet, "Emballage,  mode d'emploi", Théâtre/Public n° 121, janvier-février 1995.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 10 juin 2022.

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 10:24

Penser assis... Voyageur immobile...?... Avec Le Penseur de Rodin (Source image : musée Rodin)... Voir aussi à ce sujet une citation de Victor Hugo...

 

Penser en marchant...? Avec L'homme qui marche d'Alberto Giacometti (Source image : Fondation Giacometti)... Voir aussi, entre autres, un livre qui vient de sortir aux éditions Albin Michel de Roger-Pol Droit et Yves Agid : Je marche donc je suis...

 

Danse spirituelle...?... ou "Danse siamoise" par Vaslav NIjinski (Source image : Getty).

 

Penser en chantant et en dansant...? avec Think  interprété par Aretha Franklin dans  The Blues brothers de John Landis en 1980... (Source image : Youtube).

 

Jouer... "avec les pieds"...? par l'Emballage Théâtre dans (notamment) la mise en scène en 1989 de Troïlus et Cressida de Shakespeare...  Voir notamment : Philippe Prunet, "Emballage, mode d'emploi", Théâtre/Public n°121, janvier-février 1995.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 10 juin 2022.

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 23:46

Jean Gabin dans Maigret voit rouge un film de Gilles Grangier de 1963. (Source image intermédiaire : Homepopcorn)

 

Reprises partielles d'articles de mai 2021 mais toujours en phase avec l'actualité.

 

En mai 2021, les policiers français défilaient en entonnant La Marseillaise pour protester contre les agressions dont avaient été victimes alors un certain nombre de leurs collègues... Ce qui m'évoquait un film de Gilles Grangier adapté de Georges Simenon où le commissaire Maigret interprété par Jean Gabin entend remettre de l'ordre quand l'un de ses inspecteurs est enlevé et molesté par des gangsters... Reste que les rappels à l'Ordre ne suffisent pas  s'il n'y a pas aussi ("en même temps"...?) rappels à la Justice, à la Complexité et à l'Esprit de Discernement... A cet égard, on peut se référer à la notion de Sûreté... comme je l'évoquais dans un article du 5 mai 2021 au moment de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon 1er...  Ainsi...

 

... sous l'Empire, l'ancien bagnard Vidocq fut nommé chef de l'officieuse brigade de la Sûreté... Mais Sûreté pour qui, pour quoi, par qui...? En fait la Sûreté (avec ou sans majuscule) ne se résume pas seulement à l'appellation d'un service de police et de renseignement du pouvoir en place... (Mais, mot clé, cela évoque aussi l'un des Comités de la Convention au cours de la Révolution...) C'est surtout un principe garanti par la DDHC de 1789... On peut la rattacher à l'expression latine d'habeas corpus... littéralement, la protection du corps ou des corps des citoyens... mais qui, par extension, peut s'étendre également à une garantie de leur tranquillité d'esprit (ce qui est plus ambigu)... et qui s'accompagne d'un principe de Justice issu des révolutions anglaises : celui de signifier à quelqu'un le motif de son arrestation quand on vient, précisément, l'arrêter... 

 

Tous les citoyens, avec bien sûr également tous nos policiers, tous nos politiques, ont droit à la Sûreté... Reste que tous les citoyens ont sans doute aussi le devoir d'avoir  ce principe en tête ou à l'esprit dans leurs attitudes ou comportements les uns envers les autres.

 

Sinon, autre notion que m'évoquaient les commémorations du bicentenaire de la mort de Napoléon 1er en mai 2021 : celle de tyrannie... Si, étymologiquement, un tyran désigne à l'origine un "bienfaiteur du peuple"...  paradoxalement, la tyrannie, dans la pratique, en est venue vite à désigner  toutes formes d'abus de pouvoir... Au sens large, on peut donc l'entendre aussi hors du cadre du pouvoir politique. Compliqué. Un élève m'en faisait la remarque. Ne reste plus justement qu'à... rester urbain, poli, civilisé, civique... comme on peut.

 

Claude Brasseur en chef de la Sûreté dans Les nouvelles aventures de Vidocq  : série créée pour l'ORTF par Georges Neveux et Marcel Bluwal au début des années soixante-dix. (Source image intermédiaire : L'Humanité).

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 8 juin 2022.

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 12:28

"C'est dur aujourd'hui peut-être... Demain ce sera vachement mieux...?"

 

Le masque de Jacques Higelin...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 3 juin 2022.

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 12:14

Faire avec le pouvoir de nuisance... Ce que visent entre autres malfrats ou barbouzes... :

 

"Le crâne, le ventre et les roustons... Enfin bref quoi... Vive la nation...!"

 

Le masque de François Béranger...?

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 3 juin 2022.

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 20:34

A propos de spectacles donnés en hommage à Elizabeth 1ère d'Angleterre :

 

<< Cependant, aussi captivant qu'aient été ces spectacles, l'attention du comte de Leicester (comme de nombreux autres spectateurs, à n'en point douter) restait rivée sur la souveraine. Si un jeune garçon de Stratford, les yeux écarquillés, l'avaient aperçue, vêtue d'une robe fabuleusement ornée, trônant sur un palanquin porté par des gardes choisis pour leur beauté, accompagnée de courtisans richement parés, il aurait en fait assisté au plus grand spectacle théâtral de l'époque. La reine elle-même l'avait fait remarquer sans ambages : "Les princes vivent sur une scène, à la vue du monde entier." >>

 

Stephen Greenblatt, Will le magnifique, Paris, Flammarion, 2014, traduction de Marie-Anne de Béru.

 

Elizabeth 1ère d'Angleterre par Segar en 1585 (Source image intermédiaire : Wikipédia).

 

Cate Blanchett dans Elizabeth (1998) de Shekhar Kapur.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 21 avril 2016 et 2 juin 2022.

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 14:19

"Toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout non plus que de connaître le tout sans connaître les parties."

 

En 1991, j'avais mis en exergue d'un mémoire d'Histoire contemporaine cette citation de Blaise Pascal trouvée alors dans une interview d'Edgar Morin pour Le Nouvel Observateur et utilisée pour décrire la complexité du monde. Sans  doute que, pour Pascal, son contenu est à relier partiellement à une pensée mystique ou métaphysique. Mais, on peut lui trouver aussi des dimensions tout à fait immanentes et concrètes qui peuvent aider à rendre compte du monde de plus en plus interconnecté et (redondance) "mondialisé" de ce début de XXIe siècle. J'ai écrit de nombreux articles à ce sujet, rédigés en grande partie sur ce blog : y compris en mettant la citation à l'épreuve des théories de René Girard (mais pas seulement). Au-delà de cette citation, sans doute y a t-il d'autres rapprochements à faire. Mais, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" dit un autre. Une conférence de Madame Catherine Orsini organisée par l'ARM a lieu ce jeudi soir  sur le thème de "Pascal au risque de la théorie mimétique". Je n'aurai pas le temps d'y assister. Mais, "toutes choses étant médiates et immédiates", je serais curieux de savoir si l'intervenante a eu connaissance de ces articles. Ou a t-elle emprunté seulement si ce n'est le "masque"  du moins le point de vue de Blaise Pascal ? Est-il possible de faire parler les "morts"...? ou bien ceux qu'on veut "enterrer" un peu trop vite...?

 

Masque mortuaire de Blaise Pascal (Source : BNF)

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 2 juin 2022.

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 13:48

Poses d'anges pour trois des interprètes du Westerner  (Source image : worthpoint. com).

 

Star du Cinéma hollywoodien, je ne sais pas si Gary Cooper a jamais vraiment joué au Théâtre. Mais à la fin du Cavalier du désert (The westerner, 1940) de William Wyler, diffusé la semaine dernière par Arte, Gary se retrouve bel et bien sur une scène de théâtre face à son public dans son rôle de justicier au moment de l'ultime règlement compte...  Mais comment en arrive t-il là ? De quoi parle le film...? Trame de fond : l'action se déroule au Texas à la fin du XIXe siècle et relate la lutte pour la terre (et pour la vie) des éleveurs de bétail et des cultivateurs de maïs qui se disputent les nouveaux territoires de l'Ouest... Dans ce conflit, ce sont les éleveurs qui font la "loi" par l'intermédiaire d'un "juge" autoproclamé interprété par Walter Brennan... Cow Boy solitaire qui "débarque" par hasard au milieu du conflit, le personnage interprété par Gary Cooper ne parvient à échapper à un lynchage qu'en faisant croire qu'il a parmi ses relations l'actrice Lily Langtry dont le Juge est amoureux... Attrait du spectacle plus que de la violence réelle...? Le Théâtre adoucirait-il les moeurs...? Le cow-boy, bien qu'il entretienne une amitié avec le Juge, finit par se ranger dans le camp des cultivateurs et par endosser la fonction de sheriff... Alors que le Juge réserve une salle entière pour assister en unique spectateur  au spectacle où se produit Lilly Langstry, c'est Gary Cooper revolver au poing qu'il voit apparaître au levé de rideau... Qu'en  penser...? On retiendra que les spectacles de chant, de danse et de théâtre avec leurs show men et show women, font partie intégrante de la vie et des paysages de l'Ouest américain évoqués dans nombre de westerns... Le sheriff Wyatt Earp  qui a inspiré plusieurs films (voir notamment Tombstone de George Cosmatos et Kevin Jarre) tombe ainsi amoureux d'une comédienne. Dans La Ballade de Buster Scruggs, les frères Coen mettent en scène une comédien manchot et cul-de-jatte qui déclame du Shakespeare dans le cadre d'un spectacle itinérant... Et on n'oubliera pas non plus Marilyn Monroe en chanteuse de saloon dans la Rivière sans retour... Mais, au-delà des westerns, je ne peux m'empêcher de penser aussi au film La vie des autres où un agent de la Stasi, fasciné par un spectacle de théâtre public, en vient à organiser la surveillance des comédiens dans leur vie privée...

 

Le "Juge" faisant la publicité du spectacle de Lyli Langtry... (Source image intermédiaire : the great western movies)

 

Par l'entremise du personnage qu'interprète Gary Cooper, le "Juge", blessé à mort lors du règlement de compte qui précède, rencontre dans sa loge la comédienne Lily Langtry... avant de définitivement fermer les yeux... (Source image : western movies forum).

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 30 mai 2022.

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 10:38

Cet article (mis en ligne une première fois sur ce blog le 6 novembre 2011) recopie un mail que j'ai adressé entre autre à l'Appel des appels le jeudi 26 novembre 2009 :

 

"1) "Montée aux extrêmes" :

 

terme clausewitzien repris par René GIRARD pour désigner le rapport de rivalité mimétique dans ses extrémités et la diversité de ses expressions. Désigne d'abord, pour lui, la massification des conflits guerriers contemporains depuis la Révolution française (levées en masse, conscription) et leurs débordements collatéraux (victimes civiles) qui atteignent une acmé dans les guerres  totales du XXe siècle , la Shoah et les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki (voir les analyses de Jean-Pierre DUPUY, la pièce "Observer" à l'affiche du théâtre de Gennevillers et "Je suis Hiroshima 100 000 degrés de plus que toi. La violence emballée" recopié ici dans "Aux sources de la pensée de René Girard...").

 

Ces extrémités, après la passion christique, replacent ainsi la "victime" au coeur des consciences nationales et internationales et constituent, du même coup, une nouvelle étape dans la dégilitimation, si ce n'est la démythification, des processus de désignation de "boucs émissaires" qui permettaient aux sociétés d'antan de se ressouder en cas de crises mimétiques (pire ici, au lieu de créer l'ordre voulu par ses instigateurs, la désignation de boucs émissaires a avivé la crise et les débordements de violence jusqu'à une rétro-action victimaire).

 

Mais en conséquence, avec la perte de crédibilité et d'efficience de cet ancien garde-fou, avec la sortie du conflit Est-Ouest, avec la montée des aspirations démocratiques et individualistes, le progrès de la mondialisation libérale économique et culturelle, on assiste à un redéploiement des rivalités mimétiques à l'échelle planétaire dans tous les domaines de la vie, grâce notamment aux nouveaux moyens de communication fournis par la technologie moderne.

 

D'où de nouvelles "montées aux extrêmes" (pas forcément tragiques et sanguinaires) qui tendent vers l'"apocalypse" : au-delà des crises d'indifférenciation, s'affirment de nouvelles prises de conscience et une prise en considération plus réaliste des débordements et dérèglements "mimétiques" de ce bas monde.

 

Tandis que certains sont tentés de revenir aux anciennes recettes (désignation plus ou moins organisée de boucs émissaires) pour rétablir un semblant d'ordre (ou, du moins, capter le désordre à leur profit), d'autres solutions sont à rechercher (pour René GIRARD et l'ARM, cela passe par une relecture "miméticienne" des textes bibliques). 

 

 

2) GOMBROWICZ (Witold) :

 

écrivain polonais qui contribue à mettre en évidence le risible et l'absurde d'une réalité mimétique de plus en plus révélée (il s'agit de se placer en conformité ou en lutte avec la "Forme") ainsi que les aspects artificiels et pervers du processus de désignation de "boucs émissaire" (voir notamment "La Pornographie") qui, au-delà du tragique, virent souvent au ridicule (sans forcément ôter leur cruauté aux situations; cf. aussi "Mais qui a tué Harry?" d'HITCHCOCK).

 

 

3) KUNDERA (Milan), IBSEN (Henrik), TRELAWNEY (corsaire) :  

écrivains à inscrire dans la lignée descendante ou ascendante de GOMBROWICZ (étude en attente de publication).

 

 

4) "Malcom" (série américaine), KING (Stephen) :

 

à mettre aussi en rapport (idem).

 

 

5) Diable (mais aussi "dédoublement") :

 

selon René GIRARD, une des formes allégoriques du "désir mimétique". Voir aussi à ce sujet BOULGAKOV et David LYNCH (étude en attende  de publication).

 

 

6)  Voyeurisme:

 

voir et revoir "Fenêtre sur cour" d'Hitchcock (idem).

 

 

7) Déambulation, musique :

 

manières de philosopher, d'échapper à la pression sociale tout en en prenant la mesure.

 

 

8) "Montée aux extrêmes" dans les honneurs :

 

sans qu'il n'y ait rien d'anormal dans l'approche, le fait de vouloir honorer acteurs et auteurs (de Dany BOON à Albert CAMUS en passant par Clint EASTWOOD) rend-il forcément notre Président plus bienveillant à l'égard des Arts et des Lettres? Chacun semble y repérer surtout de nouvelles tentatives simplistes de récupération politique afin de redorer le blason présidentiel : ce que Nicolas SARKOZY ne cesse malheureusement de faire de façon grossière et "jusquauboutiste" dans tous les domaines. Il semble ainsi avoir enterré ses velléités "camusiennes" (cf. l'article de Michel ONFRAY dans Le Monde cette semaine) au profit d'une relance sécuritaire et des contre-feux vis-à-vis des "ultra gauchistes" de Tarnac. A quand une "apocalypse" sarkozienne heureuse pour lui-même et pour les autres?

 

 

9) "Montée aux extrêmes" dans le sport (football) :

 

le passage des débordements entre supporters égyptiens et algériens à un un conflit quasi diplomatique entre Etats ne constitue t-il pas une autre forme de "montée aux extrêmes" ( pas forcément matériellement et physiquement destructrice et violente, mais profondément mimétique et passionnelle)? A moins que la reprise en mains par les Etats ne constitue déjà une forme d'"apocalypse" : de révélation pour réguler les passions et les violences sociales, sportives en l'occurrence? Mais au-delà de la reprise de contrôle politique, se pose aussi la question de prises de conscience citoyennes et individuelles.

 

 

10) Indifférenciations 'humanistes"? :

 

la presse rapporte que l'humoriste Patrick SEBASTIEN souhaite lancer un parti "humaniste". Mais ne devrait-il pas en discuter d'abord avec François BAYROU (qui a résolu sa rivalité mimétique avec Daniel COHN-BENDIT), Jean-François KAHN et le MoDem qui mettent en avant la notion depuis un an? Par ailleurs, d'autres références à l'humanisme sont apparues depuis un an. Ainsi, en pleine paranoïa sécuritaire, sur un plateau de télévision ("Ce soir ou jamais"), un médecin psychiatre des tribunaux et des prisons semblait vouloir passer au crible de son discernement "humaniste" tous les prévenus. Mais Nicolas SARKOZY, quand il initie la panthéonisation d'Albert Camus, ne se réclame t-il pas aussi de l'"humanisme"?

 

 

11) Usages du téléphone portable :

 

- inconvenant : comme moyen d'espionnage, de surveillance et de contrôle de l'autre.

- secourable : comme moyen d'expression et d'appel à l'aide.

- ambivalent : en ce qui me concerne, comme moyen de retourner en communication une surveillance subie.

- inconvenant : par les élèves en cours. 

- allégorie : doit-on voir dans les revendications observées chez les élèves d'un lycée parisien, le harcèlement d'une figure de l'autorité publique par des malappris de la nouvelle technologie ou bien un manque de respect de sarkozystes en herbe (puérilité et obsession du portable) à l'égard de leur professeur? Le 1er ministre, je crois, est allé y voir de plus près pour y mettre bon ordre.

 

 

12) Indifférenciation dans le "complot" :

 

en dehors de la paranoïa sécuritaire qui assimile certains groupes pacifiques à de dangereux terroristes, doit-on confondre les théories miméticiennes sur l'"apocalypse" (René GIRARD) et le "catastrophisme" (Jean-Pierre DUPUY, dont les réflexions portent sur les moyens de penser et de prévenir les "catastrophes") aux fictions et hypothèses de fin du monde et autres complots mis en avant par les médias (avec le déluge d'experts contradicteurs qui va avec)? Tout cela ne mériterait-il pas une remise en perspective et une analyse anthropologique plus sérieuses?

 

 

13) "Montée aux extrêmes" dans la délinquance :

 

 "pieds" et "mains" pour faire passer une bévue publique (Commentaire du 6/11/2011: référence à "la main de Thierry HENRY" , lors d'un match de football, qui occupe l'actualité alors) :

 

dans l'évaluation de la délinquance au sein de la société française, la délinquance politique (ex :utilisationde la force publique à des fins politiciennes, partisanes ou privées; jeu d'intimidations, d'influences et de pressions) comme la délinquance médiatique et culturelle "institutionnelles" (ex : captage de travaux; mise en place d'un système sadique d'écoute et de surveillance, règlements de comptes indirects par émissions ou journaux interposés; ostracisme, non pas silencieux, mais bruissant et diffamatoire) ont-elles été prises en compte?

 

Ce jeu pervers et malsain, qui a pris corps notamment sur le plateau de "Ce soir ou jamais" (voir notamment une émission d'octobre 2008 où étaient présents Jean d'ORMESSON, Luc FERRY et Jean-François SIRINELLI - qui n'est pas en cause - ou bien le plateau réuni mardi dernier), a vu se succéder condamnations, niaiseries, perfidies, déplorations, dénonciations, gênes, soutiens, oppositions... selon des compositions variables : chacun prenant position sur des considérations générales ou des exemples indirects, mais sans jamais oser s'exprimer sur une situation anormale à la base.

 

Des soutiens se sont faits jour et construits plus explicitement , plus agréablement, plus utilement et créativement en essayant d'établir des "ponts" plus sereins entre les uns et les autres et pour défendre mes "intérêts". Mais toujours souterrainement et dans la circonvolution. On pourra ainsi opposer un article de Daniel SCHNEIDERMAN dans un no de Libé de cette semaine à un article de Jean-Claude GUILLEBAUD (miméticien chrétien) dans le Nouvel Obs Télé de la semaine dernière.

 

Ce dernier a le mérite de rappeler les nécessité de l'usage et du souci de l'"esprit critique" en toutes occasions et sous tous les points de vues. L'internet, entre autre, oblige à reconsidérer le rapport entre paroles "institutionnelles" (ou établies ou ouvertement reconnues) et paroles "marginales" (ou qu'on tient parfois volontairement à l'écart même si elles sont "centres d'intérêt"). Il est toujours facile de scarifier vivant un "muet" (en période de réflexion) si il ne peut répliquer et le couvrir d'opprobre en lui liant pieds et mains pour éviter qu'il ne bouge ou ne s'exprime. Une petite "apocalypse" serait donc peut-être bienvenue en la matière pour reconsidérer plus normalement, sereinement et plus humainement le rapport de forces. Un nombre suffisamment grand de (vraix ou faux) témoins me semble réuni pour que se résolve le plus honnêtement, respectueusement et officiellement possible une situation bancale et problématique.

 

 

14) Revendications extrêmes :

 

...."

 

Note du 30 mai 2022 :

 

Revendications "extrêmes"...? Au minimum, on pourra notamment demander aux gens de l'ARM et à Benoît Chantre en particulier de citer  honnêtement toutes leurs sources... puisqu'ils se sont lancés dans une grande entreprise de recyclage du travail des autres...

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 30 mai 2022.

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 11:10

Un film de Warren Beatty (1978).

 

Jours d'ascensions...?

 

Quel est l'ordre des priorités dans le film...?

 

Vivre et gagner le Super bowl...? Mettre fin à un projet industriel destructeur pour la Nature...? Vivre et tomber en amour...? Déjouer des trahisons...? Réchapper à des tentatives d'assassinats...? Monter au ciel ou en resdescendre...?

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 26 juin 2022.

 

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  • : Le blog de philippe prunet
  • : Idée de ce blog : fixer et trouver un lieu de publicité pour un certain nombre de textes que j'ai fait passer via le net, au fil de l'actualité (la mienne, celle autour), ces trois dernières années. Trouver la verve pour en écrire d'autres et combler ainsi une forme de vocation journalistique; même si tout cela n'est qu'épisodique, sommaire, irrégulier et ne joue que sur une partie de la gamme.
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