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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 14:18

<< Qui veut s'entremettre entre deux penseurs résolus est marqué de médiocrité ; il n'a pas l'oeil pour discerner ce qui ne se produit qu'une fois : le fait de ne voir que ressemblances et de tout égaliser est caractéristique d'une faible vue. >>

 

"Contre les médiateurs" (228), Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris, 10/18, 1981. Introduction et traduction de Pierre Klossowski.

 

"Vérité" ou illusion...? Si je puis me permettre un contrepoint : s'"entremettre", comparer, voir les ressemblances, permet, à mon sens, de mieux discerner les différences. Reste à ramasser la "flèche" où quelqu'un l'a lancée pour tracer son propre chemin...?

 

(Source photo intermédiaire : Actualité la Nouvelle Aquitaine)

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 6 février 2022.

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 13:44

J'ai davantage lu sur Nietzsche et entendu parlé de lui et de son oeuvre que je ne l'ai lu lui-même. Pourtant, je retrouve une édition du Gai savoir que j'avais annotée de bout en bout pour l'année du Bac.

 

<< Durant les périodes les plus reculées et les plus longue de l'humanité, il y avait un genre de remords tout autre que ceux d'aujourd'hui. On ne se sent aujourd'hui responsable que de ce que l'on veut et de ce que l'on fait, et l'on porte en soi son sujet de fierté : tous nos juristes partent de ce sentiment de plaisir et de satisfaction que l'individu trouve en lui-même comme si c'était là depuis toujours la source du droit. Mais durant la plus longue période de l'histoire de l'humanité, rien n'était plus effrayant que de se sentir un individu isolé. Etre seul, avoir une manière particulière de sentir, n'obéir ni dominer, représenter un individu, - voilà qui jadis n'était pas un plaisir, mais une punition - ; on était condamné "à l'individu". La liberté de penser passait pour un malaise en soi. Tandis que nous éprouvons la loi et l'intégration comme une contrainte et privation, on éprouvait alors l'égoïsme comme une affaire pénible, une véritable détresse. Etre soi-même, s'évaluer soi-même d'après ses propres poids et mesures - voilà qui jadis était contraire au goût. Un penchant dans ce sens eût été considéré comme une folie : car le fait d'être seul impliquait toutes les misères, toutes les craintes. Autrefois, le "libre arbitre" avait pour proche voisine la mauvaise conscience; moins on agissait librement, plus s'exprimait dans l'acte l'instinct grégaire et non point le sens personnel, plus on s'estimait être moral. Tout ce qui portait préjudice au troupeau, que l'individu l'eût voulu ou non, donnait autrefois des remords non seulement à l'individu même, mais à son voisin, voire au troupeau tout entier ! C'est en quoi nous avons le plus modifié notre jugement. >>

 

"Remords grégaires" (117) in. Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris, 10/18, 1981. Introduction et traduction de Pierre Klossowski.

 

 

La question d'"être soi-même"... Une question  qui parcourt tout le XIXe siècle et que pose notamment aussi, bien sûr, Peer Gynt d'Ibsen... Sic transit gloria mundi...?

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 6 février 2022.

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 14:47

Dans le cadre des "Rendez-vous de la réflexion stratégique", le CSFRS organisait mardi 14 mai 2019 à l'Ecole militaire une conférence sur "l'art et la guerre". Point de départ de cette réflexion : la publication chez Grasset de MOAB - autrement dit "mother of all battles" ou la mère des batailles - une "épopée" en douze "chants" de guerre confectionnée comme une "marqueterie" de citations littéraires (mais aussi issues de simples ouvrages techniques ou théoriques) recomposées par Jean-Yves Jouannais en un hypertexte (dans le sens emprunté à Gérard Genette avec son essai sur les  palimpsestes). Plus globalement, la conférence s'intéressait à toutes les variations (terme cher encore à Gérard Genette, mais aussi à Milan Kundera) artistiques sur la guerre : qu'elles soient liées à la littérature, à la peinture ou, pour les arts du spectacle, au cinéma ou à la chorégraphie. Toutefois, il ne s'agissait pas seulement de décrypter les divers actes et formes artistiques inspirés par la guerre, mais aussi de cibler l'Art (ou les arts) comme enjeu(x) dans la guerre ou la stratégie militaire. Ce sur quoi intervenaient également Frédéric Ramel (Sciences.Po. Paris), Régis Passerieux (CHEMI) et Jean-Vincent Holeindre (Sciences.Po.Paris). Sans  faire le résumé de toutes les réflexions exposées, on pourra associer sur ces thèmes d'autres rapprochements d'idées effectués déjà en partie sur ce blog.

 

Rapprochements avec les spectacles de l'Emballage Théâtre à travers :

- la mise en scène de Tombeau pour 500 000 soldats de Pierre Guyotat (où se déroule une guerre d'anéantissement de tous les protagonistes),

- la création de Je suis Hiroshima 100 000 degrés de plus que toi (si l'arme nucléaire semble mettre fin à la IIde Guerre mondiale par les bombardements de Hiroshima et  de Nagasaki, "sacrifice raté", elle n'empêche pas de nouveaux cycles de violence et de vengeance de se développer jusqu'à créer de nouveaux risques d'anéantissement voire d'apocalypse)

- ou l'adaptation par Eric Da Silva de Troïlus et Cressida de Shakespeare qui se déroule pendant le siège de Troie (où se mêlent enjeux et conflits politiques et amoureux jusqu'à la chute finale de la cité d'Asie mineure).

Parallèlement au "chant des combattus" dans MOAB, on songera à Peer Gynt d'Ibsen (adapté aussi par Eric Da Silva) quand, dans son combat pour préserver son identité individuelle, le héros éponyme de la pièce déclare : "Que je cogne ou qu'on me cogne, je suis toujours combattu."

 

Mais, toujours à propos de théâtre, on songera aussi à l'analyse effectuée par Michel Serres dans La guerre mondiale (éditions du Pommier) à partir de Horace  de Corneille. Le philosophe  voit ainsi dans la pièce un processus de réduction de la violence qui passe de la guerre de tous contre tous à une lutte armée plus limitée et plus réglée (la guerre) jusqu'au combat de quelques individus. Violence qui peut être transposée ensuite sur les terrains de la compétition sportive  ou sur celui des représentations théâtrales.

 

Frédéric Ramel s'intéressait, de son côté, aux rapports entre la musique et la guerre. Ce qui m'évoquait l'adaptation du Livre de la jungle par Disney quand King Louie tente d'obtenir le secret du feu (autrement dit de l'arme guerrière) en échange du rythme et de la blue note : qui, à leur manière, constituent pourtant un autre facteur d'influence et de puissance à travers la diffusion du jazz et de toute la culture "pop" de par le monde.

 

A propos du cinéma, comme il en a déjà été question sur ce blog et comme c'est d'actualité, on retiendra que le festival de Cannes fut conçu à la veille de la IIde Guerre mondiale par Jean Zay (ministre de l'Education) et Albert Sarraut (ministre de l'Intérieur) comme un pendant  à la Mostra de Venise alors contrôlée par l'Italie fasciste dans le contexte d'une lutte d'influence internationale entre démocraties et régimes totalitaires.  IIde Guerre mondiale qui est aussi le sujet de Inglorious basterds de Quentin Tarentino : un film sur la guerre par conséquent, mais où le Cinéma est aussi conçu comme un enjeu et un moyen de la guerre elle-même dans le cadre d'une montée aux extrêmes dans la violence.  Mais si le cinéma n'adoucit pas forcément les moeurs, au moment où des tensions montent entre les Etats-Unis et l'Iran, on retiendra que le cinéma iranien en général et les films de Abbas Kiarostami en particulier ont pu donner une autre image de l'Iran alternative ou complémentaire de celle donnée par le régime islamique.

 

Pochoir de l'Emballage Théâtre pour Tombeau pour cinq cent mille soldats de Pierre Guyotat mis en scène à Suresnes en 1985.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 20 mai 2019. Article repris le 5 février 2022.

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 14:32

D'un point de vue européano centré et plus largement occidental (mais où commence l'Occident ?), on peut donner des réponses géographiques, historiques ou culturelles à la question. Sur le plan culturel, l'orientalisme XIXe siècles tendait à confondre à travers les mêmes images exotiques et stéréotypées les pays du couchant (Maghreb) et du Levant. Et dans Peer Gynt (1866) d'Ibsen, où il est aussi question de la Sublime Porte, le Maroc (où la figure d'un prophète pourrait faire polémique aujourd'hui) et l'Egypte ont ainsi un parfum d'Orient. Aujourd'hui, on peut noter que de nombreux films censés se dérouler au Proche-Orient sont tournés au Maroc.

 

Sur le plan historique, lors d'une conférence jeudi dernier à l'Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient, Henry Laurens, professeur titulaire de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France,  et Jean-Paul Chagnollaud, président de l'iReMMO, donnaient des éléments de réponse sur la définition de ces espaces en mutation.  Dans le cadre d'une série sur Les crises d'Orient (Fayard), après un premier tome sur La question d'Orient (1768-1914), Henry Laurens revient ainsi dans un deuxièmes tome sur La naissance du Moyen-Orient (1914-1949) tandis que Jean-Paul Chagnollaud traitait déjà la question avec Pierre Blanc dans un essai sur L'invention tragique du Moyen-Orient (Autrement, 2017).

 

Sur l'histoire des représentations, voir notamment l'essai de Claude Liauzu  : L'Islam de l'Occident. La question de l'Islam dans la conscience occidentale (éditions Arcantère, 1989).

 

Plus naïvement, voir aussi sur ce blog, à propos du Moyen-Orient avant les "printemps arabes", un article sur Questions nationales, crises internationales et solutions locales (article de décembre 2009 repris sur le blog en novembre 2011).

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 10 mai 2019. Article repris le 5 février 2022.

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 13:48

Un bureaucrate selon Witold Gombrowicz  :

 

"(...) Un bureaucrate, c'est une plante qui ne parlera jamais à tort ou à travers; son coeur, agrafé par l'agrafe d'un paragraphe, est un dur granit. Il y a deux bonnes façons d'agir avec lui - celle d'en bas et celle d'en haut. Celle d'en bas consiste à s'aplatir et à lui lécher les bottes : excité, il vous écrasera du talon. Celle d'en haut consiste à le traiter du haut de votre grandeur en vous réclamant de vos relations avec le serviteur d'un vice-ministre : irrité, il vous écrasera avec morgue, comme une puce. La méthode de la persuasion douce est la pire : il pensera que vous faites le bel esprit, s'énervera et vous écrasera comme un verre de terre. (...)"

 

(dans Varia II, Paris, Chritian Bourgois, 1989. Traduction de Christophe Jezewski et Dominique Autrand)

 

Autre style, une "brute" selon Sergio Leone... ou Lee Van Cleef dans Le bon, la brute et le truand....

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 6 février 2019. Article complété le 5 février 2022.

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 21:04

" La première réaction, spontanée, à l'égard de l'étranger est de l'imaginer inférieur, puisque différent de nous : ce n'est même pas un homme, ou s'il l'est, c'est un barbare inférieur, s'il ne parle pas notre langue, c'est qu'il n'en parle aucune, il ne sait pas parler, comme le pensait encore Colon. C'est ainsi que les Slaves d'Europe appellent l'Allemand voisin nemec, le muet, ; les Mayas du Yucatan appellent les envahisseurs toltèques les nunob, les muets et les Mayas Cakciquels se réfèrent aux Mayas Mam comme aux "bègues" ou aux "muets". Les Aztèques eux-mêmes appellent les gens au Sud de Vera Cruz  nanoualca, et ceux qui ne parlent pas le nahuatl, tenime, barbares, ou popoloca, sauvages; ils partagent le mépris de tous les peuples pour leurs voisins en jugeant que les plus éloignés, culturellement ou géographiquement, ne sont même pas propres à être sacrifiés et consommés (le sacrifié doit être à la fois étranger et estimé, c'est-à-dire en réalité proche). << Notre dieu n'aime pas la chair de ces peuples barbares. Pour lui, c'est du mauvais pain, dur, insipide, parce qu'ils parlent une langue étrangère, parce que ce sont des barbares >> (Duran, III, 28)."

 

Extrait de : Tzvetan Todorov, La conquête de l'Amérique. La question de l'autre, Paris, Points-Seuil, 1991, p.99 (édition originale, 1982).

 

Où on notera la nécessité de la relative proximité (bien que différent) d'un "sacrifié" pour qu'il soit justement "sacrifié" aux yeux des Aztèques.

 

En complément, chaînes de médiations. Comme me le précise aujourd'hui Anne Vanoosthuyse (groupe Facebook Le cours de l'histoire), il n'y a pas au départ un rapport de mépris entre les Grecs Anciens et les Barbares (qui ne parlent pas leur langue ou dont les sons de la langue ou de leur accent  choquent les oreilles grecques : ba ba ba). De mon côté, il me semble que c'est dans la proximité que se joue soit l'admiration, soit le mépris, de façon simultanée ou bien alternative, comme peuvent éventuellement rendre compte les théories de René Girard avec notamment les notions de médiations "internes" ou "externes"...  Quant au conflit mythique entre Grecs  et Troyens, ou autrement dit symboliquement entre Occidentaux et Orientaux  de part et d'autre de la mer Egée, il  se joue (malgré les différences) entre gens d'une même civilisation (se référant en tout cas aux mêmes dieux) qui peut les rapprocher autant que les opposer...

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 1er avril 2020. Article repris le 4 février 2022.

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 20:44

 

Perception "gyntienne" des êtres et des choses... Witold Gombrowicz indiquait en substance à son propos qu'il était différent avec chacun à chaque rencontre... Qui donc pouvait savoir ou connaître ainsi qui il était réellement...? Ce qui pose aussi la question de savoir si on peut reconstituer toute la personnalité de quelqu'un (d'un individu, d'une personne...) en mobilisant les témoignages de toutes les personnes (groupes ou individus) qu'il a rencontrées... et encore..? Et dans nos sociétés numériques et connectées où les algorithmes cherchent perpétuellement à recouper nos données, les traces laissées sur le Net suffisent-elles à refléter ou reconstituer qui  nous sommes...? Sans doute, dans les enquêtes de personnalité, faut-il faire la part des choses entre la part des appréciations humaines et la part artificielle des choses... Dans un régime totalitaire (?) ou bien dans nos simples "sociétés de contrôle" (?), en mobilisant des "armées" d'enquêteurs, de psychologues ou de chercheurs,  parviendrait-on encore à percer à jour ou à reconstituer la personnalité de quelqu'un (un individu, une personne...) qu'on suivrait 24 heures sur 24 tous les jours de sa vie...? Parfois les regards intrusifs (quels que soient les intentions ou les objectifs : malveillants, bienveillants, neutres...) ou curieux (ce qui veut dire d'abord étymologiquement prêter ou porter attention à...) se cognent sur la "vitre" de façon imbécile sans jamais rien comprendre... Sinon, autre question : pour un chercheur, un journaliste, un enquêteur... les sources sont-elles toujours le reflet de son travail de recherche...? A moins justement qu'il ne les cite pas toutes... et qu'il y ait des pièces manquantes au puzzle... Mais ce qui peut aider aussi à tracer les contours de certains "trous noirs" (ou "puits de lumière"...?) dans le savoir...

 

Ici la couverture d'un album de Blueberry où Jean Giraud et Jean-Michel Charlier dessinaient, composaient et décomposaient le portrait de leur personnage au gré des multiples cases de leur bande dessinée...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 16 avril 2020. Article complété le 4 février 2022.

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 20:02

Article du 18 janvier 2020 :

 

Boulevard de la Liberté... Beau nom... Mais n'est-ce justement qu'un nom plaqué en haut-d'un mur...? Comment le parcourir...? A la façon de l'école péripatéticienne d'Aristote (même s'il ne vivait pas en République) pour ne jamais  s'arrêter de penser...? Comment le pratique t-on dans notre République...? Y fait-on de bonnes ou de mauvaises rencontres...? Comment trouver la meilleure façon de marcher et d'avancer..? Et où mène t-il...? Boulevard forcément du Crime...? Boulevard du Crépuscule...?  Il existe en tout cas plusieurs Boulevards de la Liberté... et aussi sans doute plusieurs types de Libertés (et certains même prendront des libertés avec cette et ces Libertés)... Mais vont-ils tous se rejoindre...? et mener au même endroit...? Route(s) sans fin sans jamais s'arrêter de penser...

 

Commentaire du 4 février 2022 :

 

Quand j'ai écrit le petit texte ci-dessus en janvier 2020, si l'épidémie de Covid était sans doute déjà déclarée,  l'alerte et les mesures de prévention n'étaient pas encore de mise. Je n'y pensais même pas. Cependant, en la matière, je serais plutôt discipliné : quand les mesures sont utiles et nécessaires comme le sont (notamment) les vaccins anti Covid. C'est donc pour me démarquer (notamment) des "antivax" que je remets en avant ce texte. La Liberté et les libertés : vaste sujet qui pose évidemment de nombreuses questions pratiques...

 

Boulevard de la Liberté à Lille (Source image : La Voix du Nord).

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 18 janvier 2020. Article complété le 4 février 2022.

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 18:02

Nuit bleue sur fond noir blanc rose...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 2 février 2022.

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 11:08

Amour hélas, ne prend qu'un M

Faute de frappe, c'est N pour M...

 

(Serge Gainsbourg)

 

Citation qui fait évidemment penser à la notion girardienne de lutte (ou de conflit, ou de rivalité...) entre les "mêmes"... du moins entre ce qui peut a priori les rapprocher... même si nul n'est jamais tout à fait pareil... certains même (dans la copie...?) peuvent transformer de l'or en plomb... mais ce n'est pas toujours le cas... En tout cas, "Forme" imposée (comme dirait Gombrowicz) : citer ses sources...

 

Personnalité originale et "gyntienne" (son interprète dans un biopic, Eric Elmosnino, a lui même joué le rôle titre de Peer Gynt), "emballeur" (comme dirait Eric Da Silva) de mots et de musique sans pareil, Serge Gainsbourg, quant à lui, n'a rien  à voir  avec "ça" (la copie plate) et fait même référence explicitement à ses "maîtres" ou "modèles"... Même si, sur le plan de la personnalité, se pose la question (entre Gainsbourg et "Gainsbarre") d'un dédoublement artistique ou "diabolique... (Voir sur ce blog : Sic transit gloria mundi ou la révélation mimétique).

 

Non pas les "mêmes"... mais deux interprétations réussies d'Eric Elmosnino...

 

Gainsbourg, vie héroïque (2010) de Joann Sfar.... (Source photo intermédiaire : L'Express).

 

Peer Gynt  d'Ibsen dans la mise en scène de Patrick Pineau présentée à l'Odéon en 2005.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 12 janvier 2020. Article repris le 30 janvier 2022.

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  • : Le blog de philippe prunet
  • : Idée de ce blog : fixer et trouver un lieu de publicité pour un certain nombre de textes que j'ai fait passer via le net, au fil de l'actualité (la mienne, celle autour), ces trois dernières années. Trouver la verve pour en écrire d'autres et combler ainsi une forme de vocation journalistique; même si tout cela n'est qu'épisodique, sommaire, irrégulier et ne joue que sur une partie de la gamme.
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