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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 17:07

Un dimanche à la Grande-Jatte  du peintre pointilliste Georges Seurat.

 

"Une ligne est un point qui voyage" disait Paul Klee. Ce qui correspond à la définition mathématique de ce qu'est un point. Mais avec le pointillisme, peut-on relier cette manière spécifique de peindre à des "lois" mathématiques ou des règles de Physique ? à la mécanique des points, par exemple...? A combien de dimensions correspond la toile de Seurat ci-dessus...?

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 26 septembre 2021.

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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 16:09

 

Set up (Nous avons gagné ce soir), un film de 1949 sur la boxe réalisé par Robert Wise avec Robert Ryan.  Deux boxeurs ou bien "quatre boules de cuir" dans la lumière s'affrontent, se déplacent, se cognent sur un ring... Au-delà de la simple mécanique des physiques, celle des boxeurs qui échangent des coups, peut-on y voir corrélativement et peut-être plus abstraitement une "mécanique des points" telle qu'on la définit en Physique...? (Avis à Etienne Klein, par exemple, pour un avis éclairé).  Sinon, anthropologiquement, peut-on voir, comme Michel Serres l'analyse, dans la concentration de la violence physique (et néanmoins réglée et organisée) sur un ring (mais cela peut être valable pour d'autres terrains de sport) un moyen de réduire et circonscrire la violence sociale et collective ? A moins que l'exemple donné n'échauffe les esprits et crée des risques de débordements de violence auprès du public comme peut l'évoquer un court texte de Gombrowicz intitulé Le mécanisme de la vie à propos d'une partie de tennis qui "part en vrille"...? pourrait-on dire

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 26 septembre 2021.

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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 10:59

(Source intermédiaire : AmoMama)

 

(...)

Je passais comme la rumeur

Je m'endormais comme le bruit.

(...)

La pièce était-elle ou non drôle

Mais si j'y tenais mal mon rôle

C'était de n'y comprendre rien

(...)

 

Extraits de Est-ce ainsi que les hommes vivent de Louis Aragon, mis en musique par Léo Ferré.

 

(Source : France Musique)

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 26 septembre 2021.

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 13:54

Sur la lecture de Marcel Proust. Préface écrite en 1905 pour sa traduction de Sésame et les Lys de John Ruskin. Rééditée en 1988 aux éditions Actes Sud.

 

Dans ce passage, où Proust manie le paradoxe, il est question de l'art de la citation :  des citations extraites des livres et de leurs rapports à la vérité. Doit-on les considérer comme des arguments formels d'autorité auxquels ont doit, précisément, communément se conformer...? Ou bien comme des sources d'inspiration libre, voire individuelle...? Citations et lectures qui, exprimé différemment, comme les ailes d'un "ange" permettent de s'élever plus "légèrement"... 

 

<< Cette conception d'une vérité sourde aux appels de la réflexion et docile au jeu des influences, d'une vérité qui s'obtient par lettres de recommandations, que vous remet en mains propres celui qui la détenait matériellement sans peut-être seulement la connaître, d'une vérité qui se laisse copier sur un carnet, cette conception de la vérité est pourtant loin d'être la plus dangereuse de toutes. Car bien souvent pour l'historien, même pour l'érudit, cette vérité qu'ils vont chercher au loin dans un livre est moins, à proprement parler, la vérité elle-même que son indice ou sa preuve, laissant par conséquent place à une autre vérité qu'elle annonce ou qu'elle vérifie et qui, elle, est du moins une création individuelle de leurs esprit. Il n'en est pas de même pour le lettré. Lui, lit pour lire, pour retenir ce qu'il a lu. Pour lui, le livre n'est pas l'ange qui s'envole aussitôt qu'il a ouvert les portes du jardin céleste, mais une idole immobile, qu'il adore pour elle-même, qui, au lieu de recevoir une dignité vraie de pensée qu'elle éveille, communique une dignité factice à tout ce qui l'entoure. Le lettré invoque en souriant en l'honneur de tel nom qu'il se trouve dans Villehardouin ou dans Boccace, en faveur de tel usage qu'il décrit dans Virgile. Son esprit sans activité originale ne sait pas isoler dans les livres la substance qui pourrait le rendre plus fort; il s'encombre de leur forme intacte, qui, au lieu d'être pour lui un un élément assimilable, un principe de vie, n'est qu'un corps étranger, un principe de mort. Est-il besoin de dire que si je qualifie de malsains ce goût, cette sorte de respect fétichiste pour le livres, c'est relativement à ce que seraient les habitudes idéales d'un esprit sans défauts qui n'existe pas, et comme le font les physiologistes qui décrivent un fonctionnement d'organes normal tel qu'il ne s'en rencontre guère chez les êtres vivants. Dans la réalité, au contraire, où il n'y a pas plus d'esprits parfaits que de corps  entièrement sains, ceux que nous appelons les grands esprits sont atteints comme les autres de cette "maladie littéraire". (...) Aussi, les plus grands écrivains, dans les heures où ils ne sont pas en communication directe avec la pensée, se plaisent dans la société des livres. (...) >>

 

Et Marcel Proust cite ainsi quelques exemples d'écrivains et de penseurs. Il donne ici les exemples de Victor Hugo, Maeterlinck ou Schopenhauer... Mais on pourrait y ajouter notamment, pour son érudition et son art de la citation personnelle, Montaigne :

 

<< (...) et nous  n'apprenons pas sans plaisir qu'Hugo savait Quinte-Curce, Tacite et Justin par coeur, qu'il était en mesure, si on contestait devant lui la légitimité d'un terme, d'en établir la filiation, jusqu'à l'origine, par des citations qui prouvaient une véritable érudition. (J'ai montré ailleurs comment cette érudition avait chez lui nourrit le génie au lieu de l'étouffer, comme un paquet de fagots qui éteint un petit feu et en accroît un grand.) Maetrerlinck, qui est pour nous le contraire du lettré, dont l'esprit est perpétuellement ouvert aux mille émotions anonymes communiquées par la ruche, le parterre ou l'herbage, nous rassure grandement sur les dangers de l'érudition, presque de la bibliophilie, quand il nous décrit en amateur les gravures qui ornent une vieille édition de Jacob Cats ou de l'abbé Sanderus. Ces dangers, d'ailleurs, quand ils existent, menaçant beaucoup moins l'intelligence que la sensibilité, la capacité de lecture profitable, si l'on peut ainsi dire, est beaucoup plus grande que chez les écrivains d'imagination. Schopenhauer, par exemple, nous offre l'image d'un esprit dont la vitalité porte légèrement la plus énorme lecture, chaque connaissance nouvelle étant immédiatement réduite à la part de réalité, à la portion vivante qu'elle contient.

 

Schopenhauer n'avance jamais une opinion sans l'appuyer aussitôt sur plusieurs citations, mais on sent chez lui que les textes cités ne sont pour lui que des exemples, des allusions inconscientes et anticipées où il aime à retrouver quelques traits de sa propre pensée, mais qui ne l'ont nullement inspirées. (...) >>

 

Victor Hugo en penseur appuyé sur un livre.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 25 septembre 2021.

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 16:22

Façon "marins" : tirer à la courte paille....

 

Façon Charles Trenet : apprivoiser les hannetons... pour devenir le roi des hannetons...?

 

(Source photographique intermédiaire : Deezer)

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 23 septembre 2021. Reprise d'un article du 6 février 2021.

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 15:51

Reprise d'un article du 19 mars 2019.

 

Scène d'introduction de Match point (2005) de Woody Allen. La violence peut-elle se concentrer, se déchaîner, se contrôler ou s'organiser autour d'une balle ou d'un ballon...?

 

Lors de la journée d'étude organisée le 16 mars 2019 pour confronter les anthropologies de Marcel Mauss et de René Girard, Mark  Anspach relevait dans les échanges interpersonnels les coups et les contre-coups, les dons et les contre-dons, insistant sur la fonction des objets dans l'échange et constatant que la violence pouvait se retourner contre les objets eux-mêmes.

 

On peut rapporter cette notion d'échange et de violence centrée sur les objets au sport en général et aux jeux de balles ou de ballons en particulier. On pensera notamment au rugby ou bien au tennis. Dans La guerre mondiale, Michel Serres analyse ainsi les matches de rugby. Gombrowicz dans son roman Les Envoûtés s'intéresse au tennis. Dans une courte fiction, intitulée Le mécanisme de la vie, il rend compte d'un match de tennis.

 

Deux joueurs échangent des coups devant un public captivé. Tellement captivé, qu'un spectateur, un militaire, pris par le rythme de la partie et par une impulsion soudaine de participer, sort son revolver et tire sur la balle : détruisant par là même l'objet des échanges. Les deux joueurs, privés de la balle, se jettent alors l'un sur l'autre. Dans l'emportement collectif, par un  dérèglement général au sein du public et effets d'imitation, l'affaire tourne à la foire d'empoigne et à la bagarre générale...

 

Ce qui peut faire s'interroger sur la capacité du sport tant à détourner de la violence et à apaiser les esprits qu'à l'aviver et à les échauffer...

 

Pour résumer, on peut retenir que joueurs et spectateurs étaient tous captivés et donc pour ainsi dire captifs de la balle autour de laquelle s' "organisait" la partie et les règles du jeu. La balle détruite, cela libère les comportements des uns et des autres et la violence de l'engagement ne peut plus se concentrer sur un seul objet.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 23 septembre 2021.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 14:46

Jean-Yves Le Drian, Ministre des  Affaires étrangères, au journal de 20 heures de France 2 le 18 septembre 2021 (source photographique : Le Progrès).

 

Suite à la crise des sous-marins mettant en cause l'Australie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, Jean-Yves Le Drian parlait notamment hier soir de "rupture de confiance", de "duplicité", de "mépris", de "coup dans le dos", de "mensonge", de situation qui "ne va pas" et donc de "crise"...

 

Certes, libre à lui d'évoquer en ces termes la situation en question... Mais ses mots peuvent éventuellement s'appliquer aussi bien à d'autres situations : quand, par exemple, en matière d'études ou de recherches, des personnes (des individus ?), voire des institutions, captent et exploitent le travail des autres et ne citent pas forcément leurs sources... pratique qu'on peut trouver en France, mais sans doute pas seulement...

 

A cet égard, je serais curieux de savoir ce qu'en pense le Président de l'ARM, Benoît Chantre, à propos notamment de textes personnels du début des années 90 établissant un rapprochement entre les théories de René Girard et l'analyse de la violence sociale et internationales depuis 1945 avec les bombardements nucléaires au Japon...  Ou bien encore, ce qu'en pensent des universitaires tels Jean-Pierre Sarrazac ou Jonathan Châtel concernant une étude personnelle sur Peer Gynt  d'Ibsen où j'effectuais, en particulier, des rapprochements avec les théories de René Girard (dont la notion de "skandalon") ou bien, entre autres, avec l'oeuvre de Witold Gombrowicz...

 

Si j'ai pu les rencontrer et leur parler de mon travail, je serais curieux de savoir ce qu'ils en pensent aujourd'hui.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 19 septembre 2021.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 13:50

Reprise d'un article du 14 mai 2020.

 

... c'est notamment un essai de Günther Anders, un philosophe d'origine allemande (cher à Jean-Pierre Dupuy pour "penser les catastrophes")... et qui fut  le compagnon de Hannah Arendt...

 

Anders y analyse notamment la "haine" comme une forme de "consommation" de l'Autre ou des autres pour s'approprier son/leur être et ainsi les faire disparaître .

 

Il note ainsi en se référant à Husserl :

 

<< (...) les sujets intentionnels - les êtres vivants à la poursuite de leur proie - harcèlent les victimes pour s'emparer d'elles bien réellement et se les incorporer (...) >>

 

Ou bien encore :

 

<< (...) par la haine de l'autre - ennemi ou rival - et par son extinction effective, on confirme sa propre existence à soi. Le dit de la haine "Il faut qu'il ne soit pas pour que moi je sois", culmine alors, après l'acte d'anéantissement, dans l'énoncé que voici : "Il n'est plus, donc je suis, moi qui suis l'unique." (...) >>

 

Anders y ajoute le sadisme :

 

<< (...) il y a non seulement l'amusement d'anéantir l'animal persécuté, mais aussi la jouissance de le consommer littéralement - donc il y a le "manger" - mot qui, non par hasard, signifie à la fois la dévoration et la nourriture dévorée, puisque justement, à travers l'acte de nutrition, bourreau et victime ne font plus qu'un. (...) >>

 

Il s'agit donc littéralement de faire la peau à quelqu'un. En transposant, on peut y apparenter le fait de ne pas citer ses sources en s'appropriant le travail d'un autre, que ce soit sur le Net, dans le domaine journalistique ou universitaire ou ailleurs... en y ajoutant la volonté de faire disparaître les traces de la supercherie... ou bien, à défaut de détruire complètement l'autre, la volonté ou l'envie d'occulter ou de déconsidérer le rival dont on a consommé  le travail... Au-delà de son travail, il peut s'agir aussi - désir ontologique ou métaphysique comme dirait René Girard - de l'envie de s'approprier son être...

 

Toutefois, forme d'anthropophagie positive, Victor Hugo conseillait : "Dévorez les livres !". Oui mais, geste non seulement de connaissance mais de reconnaissance, on peut ajouter : Citez vos sources...! Ce que, du simple élève (de tout âge) à l'éminente association de recherche, en passant par le journaliste, le politique, la multitude des internautes... et quel que soit le milieu... beaucoup oublient... Alors, allons y... et ne nous haïssons point... (pour paraphraser quelqu'un)...

 

Voir : Günther Anders, La Haine, éditions Rivages poche, 2009. Traduction et préface de Philippe Ivernel.

 

A propos de "haine"... on pourrait ajouter une citation de Serge Gainsbourg : "faute de frappe, c'est N pour M..."

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 19 septembre 2021.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 13:14

(Reprise d'un article du 17 mars 2019 suite à une conférence - organisée notamment par Alain Caillé - sur un rapprochement entre l'anthropologie de Marcel Mauss sur le don et les théories de René Girard.)

 

Ou comment, dans certaines croyances sociales, un objet, quelle que soit sa circulation ultérieure, reste marqué par l'esprit de son possesseur originel  ou initial (mais existe t-il vraiment une origine ?). Voir notamment à ce sujet Pierre de lune de Wilkie Collins.

 

D'où l'importance aussi, notamment dans les travaux de recherche, de bien citer ses sources, voire de faire la genèse des oeuvres. Ce que pratiquait le bien nommé Gérard Genette. En termes girardiens, cela pose aussi la question des médiations (admises ou cachées) qu'il convient de rechercher.

 

Pour un rapprochement entre René Girard et Gérard Genette, voir notamment sur ce blog une note (importante) dans un article sur Shakespeare et Ibsen "emballés" (questions de la traduction et de l'adaptation au théâtre à travers les spectacles de l'Emballage Théâtre).

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 19 septembre 2021.

 

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 15:58

(Source photographique intermédiaire : France Culture)

 

Scandale.... Oh my God....!

 

Alors que beaucoup de groupes rock ont joué avec les images du "diable" (voire de la "folie" dans tous les sens du terme)... on connaît la polémique  (ou le scandale...?) que John Lennon avait déclenchée dans les années 60 en déclarant  (au détour d'une phrase) que (on était déjà à l'ère de la mondialisation) les Beatles étaient (sans doute) aussi connus que Jésus Christ... Alors... concurrences célestes...? ou terrestres...? Chacun des Beatles avait aussi ses sujets de prédilection.... Comme l'évoque notamment un commentaire trouvé sur Youtube à propos d'Octopus garden :

 

John writes about war

Paul writes about love

George writes about religion

And Ringo writes about octopuses... (préoccupation écologique en somme).

 

Reprise d'un article du 12 avril 2020.

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 16 septembre 2021.

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  • : Le blog de philippe prunet
  • : Idée de ce blog : fixer et trouver un lieu de publicité pour un certain nombre de textes que j'ai fait passer via le net, au fil de l'actualité (la mienne, celle autour), ces trois dernières années. Trouver la verve pour en écrire d'autres et combler ainsi une forme de vocation journalistique; même si tout cela n'est qu'épisodique, sommaire, irrégulier et ne joue que sur une partie de la gamme.
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