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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 11:10

Un film de Warren Beatty (1978).

 

Jours d'ascensions...?

 

Quel est l'ordre des priorités dans le film...?

 

Vivre et gagner le Super bowl...? Mettre fin à un projet industriel destructeur pour la Nature...? Vivre et tomber en amour...? Déjouer des trahisons...? Réchapper à des tentatives d'assassinats...? Monter au ciel ou en resdescendre...?

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 26 juin 2022.

 

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 14:01

 

 

 

"Sous quelle étoile suis-je né...? J'en suis encore à me le demander"... De la même année que lui, je m'aperçois que le nouveau Ministre de l'Education nationale est mon cadet d'un mois... Bien qu'ayant suivi également des études d'Histoire, sans doute pas de façon aussi formellement aboutie que Pap Ndiaye, je me demande toutefois si j'ai eu un parcours aussi exemplaire et méritant de la République que lui... Damier noir et blanc... "Be Special".... "devenir minoritaire" ou bien "majoritaire"...? selon Gilles Deleuze... De la même génération, je me dis cependant qu'on a peut-être été marqués par les mêmes groupes britanniques antiracistes ska ou punks de la fin des années soixante-dix début quatre-vingt : que ce soit les Specials, les Selecter ou les Clash... Plus récemment, marqué par la culture américaine, peut-être a t-il suivi comme moi dans les années 2000 la série américaine Malcolm in the middle initiée par Linwood Boomer  et qui retrace la vie d'une famille de la middle class blanche etasunienne... On y suit en particulier le parcours du collège au lycée de Malcolm l'un des rejetons de la famille...  qui se révèle être comme son ami noir Steve un petit génie en herbe... soit ce que leurs camarades appellent des "têtes d'ampoules"... Etre ou ne pas être une tête d'ampoule...? avec les défauts que cela peut impliquer (conformisme... et parfois aussi co-pillage)... telle est l'une des questions de la série... Série plus profonde qu'on ne le croit : puisque, a priori, elle s'inspire directement des théories sur le "désir mimétique" de René Girard... et qu'elle évoque notamment la notion de "double diabolique"... Dispositif filmique : la famille est suivie comme à son insu et en téléréalité tandis que Malcolm se tourne régulièrement vers la caméra pour expliquer les situations vécues au public... Mais le processus de création est également mis en scène et en perspective dans l'un des épisodes quand Steve filme (cf. les photos ci-jointes) Malcolm en pleine séance d'écriture... "Who is Big Brother who's watching you...?" Mise en abîme qui, au-delà de la scène en question, peut évoquer tous les systèmes de captation pas seulement artistiques... mais aussi liés à l'interconnexion de notre monde dans le cadre de "sociétés de contrôle"... Actualité politique : on s'aperçoit, dans le dernier épisode, que la mère de Malcolm destine son fils aux plus hautes fonctions de l'Etat... mais à son arrivée à l'Université, les épreuves ne semblent pas s'arrêter là pour le jeune Malcolm...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 21 mai 2022.

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 21:49

Kirk Douglas dans Lonely are the brave (1962) de David MIller sur un scénario de Dalton Trumbo d'après le livre d'Eward Abbey The brave cowboy (1956). Source image intermédiaire : movies ala mark.

 

Burt Lancaster dans The swimmer (1968) de Frank Perry d'après une nouvelle (1964) de John Cheever. Source image intermédiaire : more movies.

 

C'était demain...? Machine à remonter ou à avancer dans le temps...? Science fiction ou monde contemporain bien réel..? Deux "visiteurs"...? Deux personnages anachroniques qui ne trouvent plus en tout cas leur place dans le monde qui les entoure... L'un le parcourt à cheval... L'autre traverse tout le film en maillot de bain en plongeant de piscine en piscine pour regagner sa villa familiale... L'un et l'autre semblant venir de nulle part... Un cowboy hors la loi d'un côté (en quête d'amis)... et l'autre homme déchu et perdu comme sorti d'un asile (en quête de sa famille)... Epreuve de vérité...? Pour chacun une traversée de route périlleuse au milieu du trafic automobile où le premier finit par y laisser la vie...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 18 mai 2022.

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 14:22

Dessin de Pierre Prunet.  Saint Maixent 1949-1950. "Le rêve de l'EOR".

 

Je n'ai personnellement jamais vraiment rêvé d'armée ni aspiré à devenir officier voire général... si ce n'est peut-être enfant ou adolescent m'imaginer en hussard des armées napoléoniennes ou plutôt en lieutenant dépenaillé (mais honnête et courageux) de la cavalerie américaine tel que le représentaient Gir et Charlier... Comme beaucoup, j'ai effectué mon Service militaire national... sans forcément atterrir au bon endroit et avoir le goût de ce que je faisais là... Reste néanmoins que j'y ai passé le temps convenu entre octobre 1989 et septembre 1990... Or, il semblerait que les papiers militaires qui m'ont été délivrés alors n'aient aucune valeur et ne certifient rien... Appel à témoins...? S'ils me suivent ou ont écho de mon message sur ce blog, j'en appelle au Professeur Golba (j'espère ne pas me tromper dans l'orthographe de son nom) qui dirigeait le Service médical du personnel navigant à la BA 117 de Balard où je fus affecté... ou bien encore à Madame Maryline Gygax Genero qui exerça comme médecin des armées dans ce même service avant de diriger le Service de santé des armées... S'ils se souviennent éventuellement de moi, j'en appelle aussi, pourquoi pas, à Olivier de Funès ou à Michel Drucker qu'à mon modeste échelon j'ai eu l'insigne fonction de peser et mesurer dans le cadre de leur visite médicale...

 

Reste que "servir" le pays ne se résume pas  à effectuer son "service", être militaire ou à faire de la politique comme je l'entendais de la part du Premier ministre Jean Castex hier après-midi au moment de la passation de pouvoir à Matignon (la "chefferie du gouvernement" comme on dit)...  Servir, ce peut être aussi enseigner, en l'occurrence l'histoire-géographie comme je le fais officiellement depuis 1994 dans le  cadre de l'Education nationale pour éclairer les esprits des élèves... mais aussi, pourquoi pas, ceux de leurs parents...  ou encore de mes collègues, des inspecteurs ou des recteurs ou rectrices... même si certains esprits, formatés par l'ENA notamment, ont du mal à apprécier... Servir, ce peut être aussi écrire et diffuser (pas seulement sur ce blog), de plus ou moins  savants travaux universitaires et de jolis articles... destinés à tous... mais que beaucoup copient... voire s'approprient sans citer leurs sources... Pratique courante dans le journalisme... mais que j'ai pu retrouver notamment dans un département universitaire d'études théâtrales auprès de personnes à qui j'avais pourtant accordé ma confiance... Confiance trahie également dans le cadre de l'Association de recherches mimétiques où l'on pratique le co-pillage en bande organisée... Je m'arrête là...

 

Reste que "servir", ce n'est pas forcément toujours défiler dans le rang... c'est parfois en sortir... quand cela est nécessaire...

 

Dessin de Pierre Prunet. Saint Maixent 1949-1950. "Exercice de défilé."

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 17 mai 2022.

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 11:40

Dans l'oeil des RG est une série documentaire d'Olivier Toscer et Damien Vercaemer diffusée en ce moment sur Public/Sénat... Elle cible en particulier les quatre décennies qu vont de 1968 à 2008... Si l'existence de services du renseignement intérieur sont bien sûr une nécessité pour déjouer les dangers qui potentiellement "guettent" l'Etat républicain ne serait-ce qu'en matière de terrorisme, ce qui ressort pourtant de la série c'est l'acharnement dans la bêtise, la malveillance et la malfaisance (alors que les services en question sont théoriquement là pour bien veiller et bien faire si je ne m'abuse) de certaines méthodes employées à l'égard même des citoyens qu'ils sont censés protéger... Méthodes qui perdurent au fil du temps quelle que soit la couleur du pouvoir en place... ceux qui ont  eu  à en pâtir retournant l'instrument à leur profit après avoir, justement, accédé au pouvoir... D'où la permanence quasi structurelle de méthodes et mentalités imbéciles... Qu'attendre alors de la  réforme du renseignement intérieur (avec la suppression des RG) effectuée sous le mandat de Nicolas Sarkozy...?  Le maillage "humain" semble s'être réduit au profit de moyens plus technologiques.... en adaptant les services du renseignement intérieur au nouveau contexte des "sociétés de contrôle" comme les désignait par avance, dans sa pré-science, Gilles Deleuze... Et humainement, les choses ont-elles réellement changé depuis Nicolas Sarkozy et donc depuis ses successeurs...? Il semblerait que l'imbécilité ait perduré sous le mandat de François Hollande pétrifié dans l'exercice du pouvoir... (j'ai un souvenir de septembre 2012 à Rouen révélateur de "ça")... tandis qu'Emmanuel Macron a pu diagnostiquer des situations "ubuesques" voire des formes de "conjurations imbéciles" mais sans véritablement y remédier... Cette réforme "humaine" et "intellectuelle" du Renseignement Intérieur sera t-elle au programme du prochain gouvernement d'Elisabeth Borne...? Au nom de la patrie et pour le bien de la République, ce serait également urgent d'y procéder... Jeux de malins, jeux de vilains comme on dit... le pouvoir en place, la Presse et les médias en général (dans leur diversité) auraient une part de maturité à y gagner également...

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 17 mai 2022.

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 12:16

 

"Parmerde, Jumphe 1872

 

(...) Maintenant c'est la nuit que je travaince. De minuit à cinq du matin. Le mois passé, ma chambre, rue Monsieur-le-Prince, donnait sur un jardin du Lycée Saint-Louis. Il y avait des arbres énormes sous ma fenêtre étroite. A trois heures du matin, la bougie pâlit : tous les oiseaux crient à la fois dans les arbres : c'est fini. Plus de travail. Il me fallait regarder les arbres, le ciel, saisis par cette heure indicible, première du matin. Je voyais les dortoirs du lycée, absolument sourds. Et déjà le bruit saccadé, sonore, délicieux des tombereaux surles boulevards. - Je fumais ma pipe-marteau, en crachant sur les tuiles, car c'était une mansarde, ma chambre. A cinq heures, je descendais à l'achat de quelque pain; c'est l'heure. Les ouvriers sont en marche partout. C'est l'heure de se soûler chez les marchands de vin, pour moi. Je rentrais manger, et me couchais à sept heure du matin, quand le soleil faisait sortir les cloportes de dessous les tuiles. Le premier matin en été, et les soirs de décembre, voilà ce qui m'a ravi toujours ici.

 

Mais, en ce moment, j'ai une chambre jolie, sur une cour sans fond mais de trois mètres carrés. - La rue Victor Cousin fait coin sur la place de la Sorbonne par le café du Bas-Rhin, et donne sur la rue Soufflot, à l'autre extrémité. - Là, je bois de l'eau toute la nuit, je ne vois pas le matin, je ne dors pas, j'étouffe. Et voilà. (...)"

 

Lettre d'Arthur Rimbaud à Ernest Delahaye de juin 1872.

 

Cf. Les lettres manuscrites de Rimbaud. Lettres d'Europe 1870-1879, Paris, Editions Textuel, 1997. Edition établie par Claude Jeancolas.

 

Arthur Rimbaud y vécut en mai 1872. Depuis décembre 1986, le nom de la rue peut évoquer des faits de plus triste mémoire. (Source photo : wikimedia commons).

 

Rimbaud s'y installe en juin 1872. (Source photo : Wikipédia).

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 16 janvier 2021 et 11 mai 2022.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 03:32

Quand j'ai lu adolescent d'abord La condition humaine (vers treize ans) puis Voyage au bout de la nuit (vers quinze ans), bonne ou mauvaise réputation (?), ignorant, je ne savais pratiquement rien d'André Malraux ni de Louis-Ferdinand Céline. J'ai juste trouvé leurs livres disponibles au rayon d'une librairie (peut-être le Furet du Nord) et me suis laissé impressionner notamment par la couverture d'alors du roman de Malraux. Questions existentielles de la première moitié du XXe siècle. Le premier roman, par ordre de découverte, débutait par une scène la nuit dans une chambre d'hôtel à Shanghaï où l'un des personnages principaux est en charge, pour sa cause et sans expérience en ce domaine, de tuer un homme pendant son sommeil. En situation, Tchen, un intellectuel, se pose encore la question de savoir comment il va pratiquement s'y prendre pour accomplir sa mission. Tuer pour la cause sans forcément en avoir l'expérience : une question ("dostoïeveskienne"...? mais enracinée dans un passé lointain) qui traverse au moins toute la première moitié du XXe siècle et que posent encore notamment par la suite Jean-Paul Sartre et Albert Camus. Question de l'idée ou de la parole au passage à l'acte. Le commencement du Voyage , de son côté, montre comment d'une conversation de bistrot, par bravade, le narrateur, Bardamu, se laisse enrégimenter et entre dans la guerre qui marque historiquement le début du XXe siècle.

 

<<  - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée de caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.

 

- Parlons en de toi ! Tu es un anarchiste et puis voilà tout !

 

Un petit malin, dans tous les cas, vous voyez ça d'ici, et tout ce qu'il y avait d'avancé dans les opinions.

 

- Tu l'as dit, bouffi, que je suis anarchiste ! Et la preuve la meilleure, c'est que j'ai composé une manière de prière vengeresse et sociale dont tu vas me dire toute de suite des nouvelles : Les Ailes en or ! C'est le titre !... et je lui récite alors :

 

Un Dieu qui compte  les minutes et le sous, un Dieu désespéré, sensuel et grognon comme un cochon. Un cochon avec des ailes en or qui retombe partout, le ventre en l'air, prêt aux caresses, c'est lui, c'est notre maître. Embrassons nous !

 

- Ton petit morceau ne tient pas devant la vie, j'en suis, moi, pour l'ordre établi et je n'aime pas la politique. Et d'ailleurs le jour où la patrie me demandera de verser mon sang pour elle, elle me trouvera moi bien sûr, et pas fainéant, prêt à le donner.

 

Voilà ce qu'il m'a répondu.

 

Justement la guerre approchait de nous deux sans qu'on s'en soye rendu compte et je n'avais plus la tête très solide. Cette brève mais vivace discussion m'avait fatigué. Et puis, j'étais ému aussi parce que la garçon m'avait un peu traité de sordide à cause du pourboire. Enfin, nous nous réconciliâmes avec Arthur pour finir, tout à fait. On était du même avis sur presque tout.

 

- C'est vrai, t'as raison en somme, que j'ai convenu, conciliant, mais enfin on est tous assis sur une grande galère, on rame tous à tour de bras, tu peux pas venir me dire le contraire ! ... Assis sur des clous même à tirer tout nous autres ! Et qu'est-ce qu'on en a ? Rien ! Des coups de trique seulement, des misères, des bobards et puis des vacheries encore. On travaille ! qu'ils disent. c'est ça encore qu'est plus infect que tout le reste, leur travail. On est e bas dans les cales à souffler de la gueule, puants, suintants des rouspignolles et puis voilà ! En haut sur le pont, au frais, il y ales maîtres et qui s'en font pas, avec des belles femmes roses et gonflées de parfum sur les genoux. On nous fait monter sur le pont. Alors ils mettent leurs chapeaux hauts de forme et puis ils nous mettent un bon coup sur la gueule comme ça : "Bandes de charognes, c'est la guerre ! qu'ils font. On va les aborder, les saligauds qui sont sur la patrie no 2, et on va leur faire sauter la caisse ! Allez ! Allez ! Y a de tout ce qu'il faut à bord ! Tous en coeur ! Gueulez voir d'abord d'un bon coup et que ça tremble : "Vive la Patrie no 1" Qu'on vous entende de loin ! Celui qui gueulera le plus fort, il aura la médaille et la dragée du bon Jésus ! Nom de Dieu ! Et puis ceux qui ne voudront pas crever sur la mer, ils pourront toujours aller crever sur terre où c'est fait bien plus vite encore qu'ici !"

 

- C'est tout à fait comme ça ! que m'approuva Arthur, décidément devenu facile à convaincre.

 

Mais voilà-t-y pas juste devant le café où nous étions attablés un régiment se met à passer, et, avec le colonel par-devant sur son cheval, et même qu'il avait l'air bien gentil et richement gaillard, le colonel ! Moi, je ne fis qu'un bond 'enthousiasme.

 

- J'vais voir si c'est ainsi ! que je crie à Arthur, et me voici parti m'engager, et au pas de course encore.

 

- T'es rien c... Ferdinand ! qu'il crie, lui Arthur en retour, vexé sans aucun doute par l'effet de mon héroïsme sur tout le monde qui nous regardait.

 

Ca m'a pas un peu froissé qu'il prenne la chose ainsi, mais ça m'a pas arrêté. J'étais au pas. "J'y suis, j'y reste !" que je me dis.

 

- On verra bien, eh navet ! que j'ai même eu le temps de lui crier avant qu'on tourne la rue avec le régiment derrière le colonel et sa musique. Ca s'est fait exactement ainsi.

 

Alors on a marché longtemps. Y en avait plus qu'il y e avait encore des rues, et puis dedans des civils et leurs femmes qui nous poussaient des encouragements, et qui lançaient des fleurs, des terrasses, devant les gares, des pleines églises. Il y en avait des patriotes ! Et puis il s'est mis à y en avoir moins des patriotes... La pluie est tombée, et puis encore de moins en moins et puis plus du tout d'encouragements, plus un seul, sur la route.

 

Nous n'étions plus rien qu'entre nous ? Les uns derrière les autres ? La musique s'est arrêtée. " En résumé, que je me suis dit alors quand j'ai vu comment ça tournait c'est plus drôle ! C'est tout à recommencer !" J'allais m'en aller. Mais trop tard ! Ils avaient refermé le porte en douce derrière nous les civils. On était faits, comme des rats. >>

 

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 10 mai 2022.

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 23:51

La "Religion" selon André Malraux...? ou l'"Eglise interhumaine" selon Witold Gombrowicz...? (article de ce blog  du 18 janvier 2020 remis en avant le 11 avril 2022)... Comme j'entendais parler ce dimanche 8 mai au soir de "liens" et de "religion" à propos de la Russie de Poutine dans le cadre d'une émission de débats de la Cinq (C Politique), je fais le "lien" avec certains de mes articles (dont celui cité ci-dessus)... Presse et Public s'informent et s'influencent d'une certaine façon réciproquement... mais sans que chacun ne cite forcément ses sources... Prions donc ainsi, notamment, le "saint" Esprit pour que toutes les sources soient citées comme il se doit...  Qu'en pense entre autres Madame Véronique Nahoum-Grappe...?

 

Les Muses de la Grèce antique (Source : Myloview)...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 9 mai 2022.

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 13:17

Comment rendre compte du 8 mai 2022...? Entre actualités, Histoire(s), Mémoire(s), commémorations... il peut évoquer... (que ce soit "en abscisse ou en ordonnée"... qu'il s'agisse d'analyses diachroniques ou synchroniques)... beaucoup de choses... et se référer à beaucoup de contextes... Il y a quelque temps déjà, l'historien Marc Ferro, dans son émission Histoires parallèles, essayait de faire une lecture critique des actualités cinématographiques du passé et de celles de la Seconde Guerre Mondiale en particulier... en utilisant les archives des divers belligérants...  Modestement, à ma petite échelle, il y a quelque temps déjà... j'avais idée d'effectuer une sorte de "géopolitique des passions françaises" afin de mesurer l'intérêt  variable de l'"Opinion française" pour l'actualité internationale depuis 1945... En gardant un point de vue national, il s'agissait d'essayer néanmoins de voir, d'analyser ou de "penser à l'horizon" comme aurait dit quelqu'un... Si le métier d'historien consiste à choisir certains faits et à les remettre "en ordre" sur un (ou plusieurs) axe(s) chronologique(s)... ainsi qu'à les rapporter à des contextes plus ou moins larges liés à leur époque...  l'Histoire mondiale de la France  dirigée par Patrick Boucheron entre bien dans cette perspective... Le livre collectif dirigé par Quentin Deluermoz D'ici et d'ailleurs. Histoires globales de la France contemporaine rejoint sans doute le même type de problématiques (je ne l'ai pas encore lu) liées aux phénomènes de "mondialisation"... De nombreuses autres références peuvent encore être répertoriées... (et je pense notamment à l'ouvrage de Timothy Brook sur "le XVIIe siècle à l'aube de la mondialisation" à partir des toiles de Vermeer)... Mais comment rendre compte du "8 mai 2022" en France et dans le Monde dans le cadre d'une Histoire du temps présent quasi immédiate...?

 

Histoire immédiate... c'est-à-dire sans intermédiaires ou sans médias...? c'est beaucoup dire... Et on parlera peut-être plutôt, à l'heure d'Internet, d'histoires quasi instantanées dont nous rendent compte des médias en tout genre qu'on trouve à sa disposition... Autant de sources et de faits qu'il s'agit de démêler en même temps qu'il faut en rendre compte dans leur complexité... Par exemple, "j'ouvre la télé" ce matin et j'assiste aux cérémonies de commémoration à Paris du 8 mai 1945 marqué par la capitulation du IIIe Reich face aux Alliés...  Et j'apprends que demain 9 mai, ce sera au tour de la Russie de célébrer à Moscou la Victoire et la fin de la "Grande guerre patriotique" face à l'Allemagne nazie... En arrière ou premier plan, au coeur des enjeux patriotiques actuels : la guerre en Ukraine contre laquelle la Russie entend s'imposer en la dénonçant - aux noms d'informations ou d'un passé faussés - comme un pays "nazi". Ou bien encore et toujours la guerre en Ukraine que l'Occident entend aider au nom des principes universels de Liberté, de Paix  et de Démocratie mis en avant depuis la Seconde Guerre Mondiale avec notamment la Déclaration universelle des droits de 1948. Mais maintenant, si on remonte une nouvelle fois au 8 mai 1945, qu'en penseront ou qu'en pensent encore les Algériens...? (avec les massacres de Sétif)...  Ou si on remonte au début du XXe siècle en Outre-mer, qu'évoque pour les Martiniquais la date du 8 mai...? (avec l'éruption meurtrière de la montagne Pelée)... On ne refera pas toute l'Histoire ici... Mais on peut toujours se poser certaines questions... Je ne reviendrai pas, pour contextualiser, sur mon cas personnel... Mais à l'heure des "sociétés de contrôle" que diagnostiquaient  Michel Foucault ou Gilles Deleuze, je sens peser sur moi encore une certain poids extérieur dont j'aimerais bien me libérer à l'occasion du prochain quinquennat... Et, sans oublier la crise environnementale, que nous promettent les dirigeants de par le Monde pour prévenir les dangers liés aux dérèglements écologiques...? Mais j'oubliais autre chose encore... J'assistais hier à la Cinémathèque française, dans le cadre d'une rétrospective des films de Stanley Kubrick, à une projection du Docteur Folamour  : comme le soulignait Michel Ciment qui présentait le film, ce dernier peut encore servir à analyser les menaces de guerre nucléaire du temps présent...

 

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 8 mai 2022.

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 14:29

Les Skatalites au Bataclan, le 5 mai 2022, interprétant notamment l'un de leurs tubes Phoenix City... A Ska party... Mais l'actualité est diverse... et on peut toujours contextualiser... On pense bien sûr à l'Ukraine... Ou encore, ailleurs, à la question de l'interdiction du chalutage de fond dans toutes les zones marines protégées débattue au Parlement européen et dont l'adoption a été empêchée par le groupe Renew Europe... au risque d'empêcher justement la régénération des océans et avec des incidences sur le réchauffement climatique comme le soulignait notamment Claire Nouvian présidente de l'association Bloom... (Source intermédiaire comme une autre : 20 minutes)... Alors, par temps de crise environnementale : "Phoenix Planet"...? Est-ce vraiment "voir ou penser à l'horizon"...? pour reprendre une expression de Gilles Deleuze...

 

Blog de Philippe Prunet (Overblog) : 6 mai 2022.

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  • : Le blog de philippe prunet
  • : Idée de ce blog : fixer et trouver un lieu de publicité pour un certain nombre de textes que j'ai fait passer via le net, au fil de l'actualité (la mienne, celle autour), ces trois dernières années. Trouver la verve pour en écrire d'autres et combler ainsi une forme de vocation journalistique; même si tout cela n'est qu'épisodique, sommaire, irrégulier et ne joue que sur une partie de la gamme.
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